Parc technologique
Parc technologique : Il était une fois un vaste terrain vacant de trente millions de pieds carrés. Les représentants municipaux de Saint-Laurent caressaient le rêve d'en faire une technopole prospère en utilisant la force économique des entreprises technologiques qui s'épanouissaient sur l'autoroute transcanadienne et dans le West Island. Lorsqu'en 1996, le président-directeur général fut embauché pour développer le site, – en remplacement de l'équipe qui avait été en place pendant quelques années – un seul projet existait : celui de la construction prochaine d'AstraZeneca.
Il va de soi qu'il n'y avait alors ni carrefour giratoire, ni les larges voies du boulevard Alfred-Nobel. À peine deux rues campagnardes qui permettaient la circulation dans le Technoparc. Le viaduc à l'entrée n'existait pas non plus, non plus que les panneaux de signalisation. L'accès n'était pas aisé.
Qu'à cela ne tienne! Il fallait rapidement intéresser un premier occupant, trouver les fonds nécessaires, démarrer le projet, car les rues et les infrastructures se feraient au fur et à mesure qu'un projet allait se développer. La petite équipe administrative de notre <I>parc technologique</I> fut logée temporairement dans des locaux prêtés par Ville Saint-Laurent, et dont les fenêtres de la salle de conférence s'ouvraient sur une cour d'école! Mais comment intéresser un premier client? Comment transmettre la vision future du parc quand il n'y avait pas de photos d'édifices à montrer, pas de plans, pas de carte aérienne du site, et pas de locaux à faire visiter?
Des architectes se mirent au travail. Des ingénieurs travaillèrent sur des «Base Building». Des recherches se firent sur la construction des laboratoires, les normes à rencontrer, la qualité de l'équipement, les systèmes de ventilation, etc. Des clients furent approchés. Et c'est grâce à l'audace de nos premiers occupants que le projet démarra dans le premier quadrilatère, dans le Bloc A, avec MethylGene et Neurochem qui allaient se partager le rez-de-chaussée et l'étage. En octobre 1996, eut lieu officiellement la première pelletée de terre pour inaugurer cette prochaine construction. L'atmosphère était à la joie et la confiance, solide, malgré le cynisme de certains journalistes qui déclarèrent au téléjournal de fin de soirée que le parc technologique n'était qu'un grand champ vide qui ne se remplirait jamais.
Le projet de développement du parc technologique était réellement démarré. Avec AstraZeneca qui commençait à s'ériger sur le site et la construction du Bloc A dont l'occupation des locaux allait se faire le printemps suivant, la vision du parc de recherche commençait enfin à se réaliser.
Avec le temps, le parc technologique allait accueillir un nombre important d'entreprises, dont l'arrivée se fit dans l'ordre suivant : Astra-Zeneca, MethylGene, PainCeptor, Thales, ART Recherches & Technologies Avancées, Nortel Networks, Agilent, Theratechnologies, Exfo Protocol, Thallion, Caprion, Kiadis Pharma, Osprey, Targanta Therapeutics, Mecachrome, Philips Santé, Shire Canada, Progress Software, Bombardier, Advanctech Satellite Networks, Flextronics, Amdocs, Genetec, ACTS, CAE, Jordale Technologies, Alcatel-Lucent, Belden, Snecma, AAA et Smith & Nephew.